Catalogue du Printemps des Galeries

PATRICK LOSTE

Galerie Art Centre
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L’anatomie du sauvage
« C’est la conscience des limites qui nous fait toucher le réel »
Chez Loste, cette conscience passe par le corps.
C’est la vie qui est en jeu.
Peintre physique.
Il se laisse emporter par le flot de ses jus chargés de pigments et de ses encres de Chine.
Il imprègne la toile des sensations.
Le courage et la peur y mêlent leurs tensions.
L’animalité et l’inhumanité se rejoignent dans la splendeur d’une nature indomptable.
Il nous remet à notre place dans l’ordre naturel.
La peinture de Loste ne connaît pas d’angélisme.
La vie y est âpre, parcourue d’épreuves, de tentations,
de défis, de luttes.
La beauté des paysages et des êtres est la seule consolation possible.
En toute l’œuvre, toutes ces scènes sauvages nous content
la fragilité de la quiétude.
Trouver sa place au monde est un combat sans repos.
Mais a-t’on vraiment le choix ?
Jean-Michel Collet
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ALAIN JOSSEAU

Galerie Carmen Torrallardona
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Alain Josseau produit des images, des images en peinture, en dessin, en vidéo ou dans des installations et les images sources qu’il utilise proviennent des médias, du cinéma, des jeux vidéos, du web, de l’histoire de l’art, donnant autant d’importance (par nivellement, par conversion, par déplacement, par réversibilité) aux unes comme aux autres, sans distinction… Notre siècle et le précédent sont histoire des images, et l’image a construit notre histoire… mais ces images sont toujours et déjà manipulées (autant par l’artiste que par l’histoire elle-même). Alain Josseau modifie systématiquement celles-ci, introduisant effets et traitements (comme en une post-production vidéo) sur l’image d’origine et génère ainsi confusion et doute sur la provenance de celle-ci… mais ces effets ne sont jamais excessifs, ils sont appliqués subtilement, avec calcul, de manière « réaliste », juste pour injecter un trouble dans la lecture de l’image ; Parfois même de manière à peine visible (appliquant par-là même les techniques des médias) qui fait que souvent on ne perçoit pas les modifications, et que l’on a de la peine à identifier, à nommer « un style » de l’artiste, tout étant au final au service des images et d’une réflexion sur leur réalité, leur mode de fabrication et de diffusion. L’art d’Alain Josseau est un art du concept dans lequel il élabore une sorte de grammaire de l’image et du visible.
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GILLES RIEU

Galerie Pilar Riberaygua
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La folle sagesse de l’amour

Je travaille à partir de ce qui est là, comme outils et comme état, aussi bien sur la toile qu’en vidéo. Au delà du réel, transformer un hasard de la tâche et du trait en intentionnalité, du simple fait de se laisser aller à cet état proche du rêve, un peu flottant où les formes s’agencent d’elles-mêmes, où la main et l’œil ne font que révéler la rencontre d’un objet et d’une perception qui prennent formes humaines « mots, corps, regards, visages ». La beauté de l’œuvre réside dans la vérité de ces apprêts humains, faits d’ombre et de lumière et dont la dialectique graphique interpelle l’imaginaire du spectateur dans un dialogue pictural.
Je m’engage à présent dans une nouvelle série La folle sagesse de l’amour, qui signe une nouvelle période de création et le début d’un travail à quatre mains, avec ma compagne Stéphanie. Voici pour la première fois, exposé à la Galeria Pilar Riberaygua, ce carnet multimédias sur le processus de création partagé par un couple d’artistes, réalisé lors de notre dernier séjour en Chine.
Gilles et Stéphanie Rieu
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FRANCOIS ARNAL

Galerie Art Vall
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François Arnal est né à La Valette d’une famille de viticulteurs. Études secondaires au lycée de Toulon. Études supérieures à l’Université d’Aix-en-Provence : licences de droit et lettres.
En 1943 il entre dans un maquis d’Auvergne comme résistant, là il fait la connaissance de Conrad Kickert, artiste hollandais réfugié de Paris, ami de Le Fauconnier. C’est lui qui lui enseigne les premiers rudiments de son métier et l’encourage à peindre. En 1948 Arnal arrive à Paris où il vit et travaille depuis. Cependant il faut noter les séjours prolongés de l’artiste au Mexique, en Polynésie, en Amérique centrale et aux Etats Unis.
Il participe au mouvement de l’Abstraction Lyrique (Charles Estienne) et de l’Art Informel (Michel Tapié). Commence à sculpter en 1960. Vit aux Etats Unis six mois par an, où il expose et travaille. En 1964, il se fixe à Paris. En 1968, François Arnal ouvre l’atelier A et commence à écrire romans et pièces de théâtre. Depuis 1987, demeure à Arcueil où il occupe une ancienne usine et dans le midi de la France au Pradet.
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ANNE PODEVYNE

Galerie Art Vall
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Formation professionnelle dans le domaine du relationnel, morphopsychologie et dynamique de groupe. Attirée de tous temps par l’art, j’ai fréquenté des ateliers et suivi des cours à Paris, Los Angeles (U.S.A.) et région parisienne (peinture, céramique, « papier mâche » peinture sur soie).
Depuis 1997 la sculpture concrétise mes attentes : essayer de traduire dans le bronze et la terre la beauté, la sensualité, les sentiments et les états d’âme. L’expression figurative m’a aidée dans cette approche. Je m’oriente maintenant vers des formes plus épurées mais en restant dans la même recherche fondamentale. Anne Podevyne expose depuis 2000 dans diverses galeries parisiennes. Elle a obtenu divers prix de sculpture dont la médaille d’or internationale à l’académie Européenne des arts en Belgique.
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Dernière modification : 08/10/2012

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