Visite en Andorre d’une délégation du groupe AELE du Conseil de l’Union Européenne

Discours de l’Ambassadeur de France en Andorre à l’occasion de la visite en Andorre d’une délégation du groupe AELE du Conseil de l’Union Européenne

22 juin 2012
Résidence de France


Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,
Monsieur le représentant du Coprince Français,
Mesdames et Messieurs du groupe AELE du Conseil de l’Union Européenne,
Monsieur l’Ambassadeur du Royaume d’Espagne

Messieurs les anciens Chefs de Gouvernent,
Mesdames et Messieurs les Maires,

Soyez les bienvenus à l’Ambassade de France. Aujourd’hui, c’est au titre de la Représentation de l’Union Européenne en Principauté d’Andorre, au nom de la Présidence Danoise que nous vous accueillons, mais aussi en qualité d’ambassadeur de France auprès de la Principauté d’Andorre, dans cette résidence, la résidence de France. Croyez bien que c’est pour mon équipe et pour moi, une joie, une fierté et un honneur de vous y accueillir.

Je mesure par la qualité des personnes et le nombre des pays représentes, tout l’intérêt que l’Union européenne porte à la Principauté d’Andorre.

Au cours de ces journées de travail d’un programme très intense, de nombreux sujets ont été abordés ; vous avez assisté à de nombreuses prises de paroles, qui ont été autant d’occasions de vous faire une idée de l’histoire, de la formidable singularité andorrane avec ses deux Coprinces, institution qui ne peut se rattacher à aucune autre forme connue, mais en étant à part cela, un Etat comme les autres mais aussi de mieux appréhender le futur de la Principauté.

Au moment où Andorre entame une nouvelle étape de son avenir, permettez-moi d’exprimer deux idées :

-  Tout d’abord, je tiens à vous exprimer, le soutien sans faille, inconditionnel de la France à la démarche andorrane de rapprochement avec l’Union Européenne. La France demeurera aux cotés de l’Andorre dans ses ambitions européennes, tel qu’elle le fait depuis longtemps. J’en profite pour saluer Cyril Blondel et Philippe Etienne, notre Ambassadeur de France auprès de l’Union Européenne.

-  Ensuite, je tiens à rendre hommage aux efforts de modernisation, d’ouverture, de transparence, de prospective que les autorités andorranes manifestent et s’efforcent de mettre en œuvre dans un contexte pourtant difficile.

Je crois ne pas me tromper en affirmant qu’un éventuel rapprochement de l’Andorre à l’Union pourrait s’avérer être une composante centrale, essentielle de la construction de l’Andorre de demain.

Mais cette composante ne serait toutefois pas la seule, et il convient de saluer les efforts andorrans afin d’améliorer la compétitivité économique, la transparence financière ou encore l’homogénéité fiscale de la Principauté afin d’inscrire Andorre dans un cadre global.

Cette réception vient clore votre séjour en Andorre. Certains d’entre vous repartiront dès cet après-midi pour Bruxelles, d’autres demain. Aussi, il me revient l’honneur, et la responsabilité, de formuler un vœu : J’espère donc de tout cœur que ces deux jours de travail intense auront permis aux deux parties de mieux se connaitre … afin de mieux se comprendre … avant de mieux se rapprocher.

Arrivé depuis peu de temps, je dois reconnaitre qu’il faut une grande et belle ténacité, une formidable imagination et une remarquable habileté pour traverser ainsi sans dommage sept siècles d’histoire et arriver à la pleine souveraineté.

Enfin permettez-moi de saluer tous les Chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis la proclamation de la Constitution andorrane en 1993, Messieurs Oscar Ribas, Marc Forné, Albert Pintat, Jaume Bartumeu et Antoni Marti, qui tous ont œuvré, en leur temps, pour que la voix de la Principauté puisse être entendue et considérée dans le contexte européen.

Je vous remercie

Dernière modification : 29/06/2012

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